Revenir à l'accueil
Aller  Morne Plaine

 

 

  1. Acquisition par scannérisation
  2. Acquisition par photo numérique
  3. Détourage des objets
  4. Passage au mode "point" et finalisation

 

 

 

Passage au mode "point"

Il s'avère assez difficile techniquement de pouvoir vous présenter un aperçu de la méthode utilisée à travers des images montrant des objets réels. La méthode se prête difficilement à la publication d'images publiables sur le support internet (à titre indicatif nous exploitons pour ce site des images de qualité écran à 72 Dpi). Nous vous invitons donc à télécharger un fichier, afin d'imprimer une planche ce qui vous permettra d'avoir un véritable aperçu de cette méthode. Utilisez alors une imprimante laser ou à défaut une imprimante jet d'encre de très bonne qualité, afin d'obtenir un aperçu le plus proche des conditions d'impression d'imprimerie.

L'image réalisée lors de l'étape précédente, présente maintenant des objets parfaitement détourés. Le contour des objets est de plus stocké comme tracé. Le mode point est obtenu par la conversion au mode "Bitmap" d'une image en niveaux de gris. Lors de cette conversion le logiciel va traduire toute information comprise entre 0 et 49 % de gris en pixels blanc et tout information comprise entre 50 et 100 % en pixels noir. L'unité du point est donc le pixels. Plus la résolution de l'image est fine et plus on s'approchera d'un rendu de type photographique alors qu'une image à basse résolution présentera des points plus grossiers.Tout le secret de la qualité de l'image finale lors de la conversion d'une image en point tient en sa résolution. Je travaille essentiellement à 200 Dpi et exploite du 250 Dpi voire du 300, pour les vues nécessitant du détail. Passez votre image actuellement en couleur en niveaux de gris, puis modifiez la luminosité et le contraste. L'image doit être très accentuée et claire. Ayez à l'esprit non plus l'objet mais après quelques essais même infructueux vous visualiserez l'image finale. Évitez les contrastes exploitants des zones sombres trop vaste qui pourraient être traduites en noir par la suite.


Exemple 1 : image en niveaux de gris traduite en suite de points (ici à 72 Dpi)

L'origine de la méthode exposée ici vient du constat suivant : Le dessin au point traditionnel, réalisé à l'encre ne peut être élaboré sans certaines connaissances techniques. Il relève également d'un talent artistique. Ce travail demande du temps, dans son apprentissage comme ensuite dans sa réalisation. Or, des méthodes numériques existent qui permettent de convertir les plages de couleurs d'une image en une suite de points.


Exemple 2: image en niveaux de gris traduite en suite de points (ici à 72 Dpi)

Nous autres français connaissons ce type d'imagerie puisque c'est généralement par ce biais que sont réalisés les panneaux d'agrément disposés le long de nos autoroutes françaises !

Ne restait plus qu'à redécouvrir le processus de génération de ces images, puis de peaufiner la méthode afin de l'adapter à nos besoins archéos.

Mise à l'échelle de publication

Il est important d'adapter notre image maintenant faute de ne plus pouvoir avoir une maîtrise de la dimension des points et donc du rendu exact des images si l'on cherche à modifier l'échelle plus tard. Ici il n'y a pas véritablement de règle ou d'école et c'est alors les dimensions même de l'objet à traiter et la finesse de restitution des images qui s'avère déterminante. On pourra dire que globalement lorsque rien ne s'y oppose, on traite les petits objet à l'échelle 2/3. Mais nous exploitons communément le 1/2, le 1/1 et jusqu'au 2/1 pour de très petits objets.

Passage en mode bitmap

C'est la phase finale et au demeurant fort simple. Tout le rendu est ici déterminé par les étapes précédentes. Faites Image/Mode/Bitmap", avec l'option "diffusion" de cochée. Si vous n'êtes pas satisfait du résultat à l'écran (une impression est aussi possible) revenez en arrière dans l'historique ou en annulant plusieurs fois si vous possédez Photoshop 6, afin de corriger une étape. C'est en général l'étape de "luminosité contrastes" qui est à changer.
Lorsque l'image est passée en mode bitmap, récupérez la sélection de l'objet grâce au tracé, inversez la sélection et supprimez. Cela permet d'effacer certains pixels noirs qui lors du passage en mode bitmap ont été créés à l'extérieur de l'objet.

Enregistrez en tiff l'image et exportez le/les tracé(s) vers Illustrator (création ici d'un fichier temporaire au format ".ai"). Si vous avez scanné plusieurs objets d'une même passe, découpez puis créez des fichiers Tiff distincts par face d'objet afin de faciliter la mise en page.

Import sous Illustrator et finalisations

Nous sommes dans la phase de finalisation. Cette étape permet d'ajouter un contour vectoriel noir à chaque objet, puis de monter les vues en planches et d'opérer le travail de désignation. Ouvrez le fichier temporaire qui à permis d'exporter le tracé. Affectez un contour au tracé qui n'en a pas encore. Importez maintenant votre ou vos images(s) au format tiff. Ne vous fiez pas ici à la qualité des images importées qu'Illustrator gère au moyen d'un aperçu. Superposez tracé et image. Si vos tracés vous semblent être définis par des points trop nombreux, faites "tracés/simplifier" avec option lignes droites de décochée et une précision de 99 %. Ajoutez au besoin certains traits si vous souhaitez accentuez certaines arrêtes principales (ce travail aurait également pu être effectué en amont sous photoshop à l'aide de la plume).

Enregistrez votre fichier en incluant les images importées.

Conseils supplémentaires

On veut souvent réaliser des figures montrant l'objet sous plusieurs angles. Dans ce cas je vous conseille de séquencer votre travail afin de passer en une seule fois votre objet au mode point. L'illustration finale y gagnera en harmonie.

Certains objets présentent des saillies et relief fort peu accentués qui sont difficiles à mettre en exergue sans effectuer un petit travail d'accentuation de ces motifs. On pourra alors grâce aux outils "densité+" et "densité-"
accentuer ces zones de clair et d'obscur. Ce travail s'effectuera alors sur l'image couleur ou en niveaux de gris avant le passage au point.

Vous verrez qu'à l'usage cette méthode sous entends une approche un peu particulière du traitement des objets. Tant que l'on entre pas dans une démarche de retouche photo ou que celle-ci se cantonne à de très rares accentuations, on procure un document permettant de montrer réellement l'artefact. Il est possible de sentir le grain ou le poli, d'imaginer la matière le constituant, de voir toute concrétion parfois indésirable. On a donc l'objet sous les yeux, traduit au point, et non une interprétation de celui-ci. C'est défendable ou critiquable, une affaire d'école !

Quoiqu'il en soit on n'oubliera pas alors de prendre en compte les avantages techniques indéniables offerts ici : Le poids des fichiers est ridiculement bas par rapport à tout procédé équivalent. La durée d'intervention par objet est relativement réduite. On peut en effet produire en moyenne une douzaine d'objets par jour, chaque pièce contant d'une à trois vues (donc autant de passes au scanner), travail sur les coupes inclus. Dès que l'on peut traiter les objets par lot (objet en fer de base, pesons, etc) on peut envisager des quantités beaucoup plus importantes.

 


 

Copyright archeograph 2007. Tous droits réservés